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Définitions

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A

Accessoire de dispositif médical : tout article destiné à être utilisé ou associé avec un DMR pour permettre l’utilisation dudit dispositif conformément aux intentions du fabricant.

Action préventive : NF EN ISO 9001 – 2015, action visant à éliminer la cause d’une non-conformité potentielle ou d’une autre situation potentielle indésirable. BPPH, action entreprise pour éliminer les causes d’une non-conformité, d’un défaut et de tout autre évènement indésirable potentiel pour empêcher qu’ils ne se produisent

Action corrective : action visant à éliminer la cause d’une non-conformité et à éviter qu’elle ne réapparaisse (NF EN ISO 9001 – 2015).

Aérocontamination : contamination de l’air ou d’un gaz par des particules viables.

Agent stérilisant : entité physique ou chimique, ou combinaison d’entités, ayant une activité microbicide suffisante pour obtenir la stérilité dans des conditions définies (ISO/TS 11139 – 2006).

Amélioration de la qualité : action entreprise dans tout organisme en vue d’accroître l’efficacité et le rendement des activités et des processus pour apporter des avantages accrus à la fois à l’organisme et à ses clients.

Audit :

  • NF EN ISO 9001 – 2015 : processus méthodique, indépendant et documenté, permettant d’obtenir des preuves et de les évaluer de manière objective pour déterminer dans quelle mesure les critères d’audit sont satisfaits. Les éléments fondamentaux d’un audit comprennent la détermination de la conformité d’un objet selon une procédure réalisée par du personnel n’étant pas responsable de l’objet audité. Un audit peut être interne (de première partie) ou externe (de seconde ou tierce partie), et il peut être un audit combiné ou un audit conjoint. Les audits internes, parfois appelés audits de première partie, sont réalisés par, ou pour le compte de l’organisme lui-même, pour la revue de direction et d’autres besoins internes. Ils peuvent servir de base à la déclaration de conformité de l’organisme. L’indépendance peut être démontrée par l’absence de responsabilité vis-à-vis de l’activité à auditer. Les audits externes comprennent les audits appelés généralement audits de seconde et de tierce partie. Les audits de seconde partie sont réalisés par des parties ayant un intérêt à l’égard de l’organisme, comme les clients ou d’autres personnes agissant en leur nom. Les audits de tierce partie sont réalisés par des organismes d’audit externes et indépendants tels que ceux qui octroient l’enregistrement ou la certification de conformité ou des organismes publics.
  • BPPH : examen méthodique et indépendant en vue de déterminer si les activités et résultats relatifs à la qualité satisfont aux dispositions préétablies, si ces dispositions sont mises en œuvre de façon effective et sont aptes à atteindre les objectifs. L’audit qualité s’applique essentiellement à un système qualité ou à des éléments de celui-ci, à des processus, à des produits ou à des services.
    Dans l’idéal, les audits qualité sont conduits par une équipe n’ayant pas de responsabilité directe dans les secteurs à auditer et en coopération avec le personnel de ces secteurs. L’un des buts de l’audit qualité est d’évaluer le besoin d’amélioration ou d’action corrective. Il convient de ne pas confondre l’audit avec des activités de surveillance ou de contrôle conduites dans le but de maîtrise d’un processus ou d’acceptation d’un produit. Les audits qualité peuvent être conduits pour des besoins internes ou externes.

Au repos : condition dans laquelle la salle propre ou la zone propre est achevée, et les équipements sont installés et en fonctionnement selon un mode convenu, mais hors présence des personnes (ISO NF EN 14644-1 2009)

B

Bonnes Pratiques de Pharmacie Hospitalière (BPPH) : publié en 2001, cet arrêté fixe les règles auxquelles doivent se conformer les pharmacies à usage intérieur. Il comporte trois chapitres et une ligne directrice particulière. Les trois chapitres traitent de la gestion de la qualité et du système qualité, du personnel et des locaux et matériel. La ligne directrice particulière n°1 est consacrée à la préparation des dispositifs médicaux stériles.

C

Charge de référence : Charge(s) de stérilisation spécifiée(s), créée(s) pour représenter des combinaisons difficiles d’articles à stériliser (NF EN ISO 17665-1)

Classification ISO : méthode d’évaluation du niveau de propreté d’une salle propre, d’une zone propre (ISO NF EN 14644-1 2009)

Client : destinataire d’un produit fourni par le fournisseur. Le client ultime est le patient. Toutefois, d’autres clients intermédiaires peuvent être identifiés dans l’établissement de santé (exemple: une unité de soins est client de la pharmacie à usage intérieur) (BPPH)

Code de la Santé Publique (CSP) : organise les divers textes relatifs à la santé publique afin d’en faciliter l’exploitation. Il contient cinq parties (protection générale de la santé publique, santé de la mère et de l’enfant, maladies et dépendances, professions de santé, produits de santé, établissements et services de santé). Les articles dont la référence débute par un L sont d’origine législative et ceux en R d’origine réglementaire. 

Conteneur : système de barrière stérile rigide conçu pour être utilisé de manière répétée (NF EN ISO 11 607-1).

Contrat de l’Amélioration de la Qualité et de l’efficience des Soins (CAQES) : depuis le 28 janvier 2018, ce contrat établi par tout établissement de santé, avec l’ARS et l’organisme local d’assurance maladie, remplace, dans un objectif de simplification et d’harmonisation, les contrats de bon usage (CBU), les contrats pour l’Amélioration de la Qualité et de l’Organisation des soins (CAQOS) sur les prescriptions exécutées en ville (PHEV) et les dépenses des transports, Contrat d’amélioration des pratiques en établissement de santé (CAPES), Contrat de pertinence des soins. Il peut comporter une obligation de « Continuité de l’activité de stérilisation en cas de dysfonctionnement majeur du plateau technique usuel ».

D

Désinfection thermique : désinfection réalisée par action de la chaleur humide (NF EN ISO 15883-1-2009).

Détecteur d’air : Dispositif conçu pour détecter la présence de gaz non-condensables dans un flux de vapeur ou de condensat ou dans la chambre du stérilisateur (NF EN ISO 17665-1)

Détergent : Il n’existe pas de définition normative. Le détergent est un produit utilisé pour le nettoyage, contenant des tensioactifs destinés à favoriser l’élimination de souillures non solubles dans l’eau pure. Le détergent ne détruit pas les microorganismes par action directe. Après l’utilisation d’un détergent, les surfaces sont visuellement propres mais pas désinfectées.

Dispositif à usage unique : tout dispositif destiné à être utilisé sur une personne physique au cours d’une procédure unique.

Dispositif d’épreuve de procédé (PCD) : article conçu pour constituer une résistance définie à un procédé de stérilisation et destiné à évaluer l’efficacité du procédé (NF EN ISO 11139 : 2006)

Dispositif médical : tout instrument, appareil, équipement, logiciel, implant, réactif, matière ou autre article, destiné par le fabricant à être utilisé, seul ou en association, chez l’homme pour l’une ou plusieurs des fins médicales précises suivantes :

  • diagnostic, prévention, contrôle, prédiction, pronostic, traitement ou atténuation d’une maladie,
  • diagnostic, contrôle, traitement, atténuation d’une blessure ou d’un handicap ou compensation de ceux-ci,
  • investigation, remplacement ou modification d’une structure ou fonction anatomique ou d’un processus ou état physiologique ou pathologique,
  • communication d’informations au moyen d’un examen in vitro d’échantillons provenant du corps humain, y compris les dons d’organes, de sang et de tissus et dont l’action principale voulue dans ou sur le corps humain n’est pas obtenue par des moyens pharmacologiques ou immunologiques ni par métabolisme, mais dont la fonction peut être assistée par de tels moyens.

Les produits ci-après sont également réputés être des dispositifs médicaux:

  • les dispositifs destinés à la maîtrise de la conception ou à l’assistance à celle-ci,
  • les produits spécifiquement destinés au nettoyage, à la désinfection ou à la stérilisation des dispositifs.

E

Eau adoucie : Eau avec une teneur réduite en calcaire (carbonate de calcium et magnésium).

Eau déminéralisée : Eau qui ne contient en principe pas d’ions dissouts

Eau du réseau : Eau qui répond aux critères de potabilité de l’arrêté du 11 janvier 2007* et articles 1321-1 à 1321-5 du CSP relatifs aux eaux destinées à la consommation humaine à l’exclusion des eaux minérales naturelles (* L’arrêté du 11 janvier 2007 relatif aux limites et références de qualité des eaux brutes et des eaux destinées à la consommation humaine mentionnées aux articles R.1321-2, R.321-3, R.321-7 et R.321-38 du code de la santé publique).

Eau osmosée : Eau dépourvue de la majorité de ses sels minéraux, métaux lourds et autres toxiques.  

Élimination des prions : elle correspond à un traitement entraînant une réduction de l’infectiosité sur le DM traité, mais pas dans les effluents (transfert partiel ou complet de l’infectiosité, par détergence, du DM vers les effluents). 

Emballage de protection : configuration de matériaux conçue pour éviter tout dommage au système de barrière stérile et à son contenu depuis leur assemblage jusqu’au point d’utilisation (ISO/TS 11139 :2006).

En activité : condition convenue dans laquelle la salle propre ou la zone propre fonctionne selon le mode prescrit avec les équipements en fonctionnement ainsi qu’avec l’effectif spécifié présent

Endotoxines bactériennes : Lipopolysaccharide des parois cellulaires des bactéries gram négatif qui provoquent des réactions inflammatoires chez l’homme.

Enregistrement : document faisant état de résultats obtenus ou apportant la preuve de la réalisation d’une activité  (ISO 9001 – 2015).

Environnement maîtrisé : zone définie ou l’on maitrise les sources de contamination à l’aide de moyens spécifiés.

Événements indésirables associés aux soins (EIAS) : évènement inattendu qui perturbe ou retarde le processus de soin, ou impacte directement le patient dans sa santé. Cet évènement est consécutif aux actes de prévention, de diagnostic ou de traitement. Il s’écarte des résultats escomptés ou des attentes du soin et n’est pas lié à l’évolution naturelle de la maladie (HAS). L’ANSM emploie l’expression «effet indésirable ». L’EIAS est la non-conformité applicable aux activités de soins.  

F

Feuilles : les feuilles permettent l’emballage par pliage autour de paniers métalliques grillagés ou de plateaux en composite. Elles sont constituées de non tissé cellulosique ou synthétique. 

Flux d’air non unidirectionnel : distribution de l’air où l’air soufflé entrant dans la zone propre se mélange avec l’air déjà présent au moyen de l’induction (ISO NF EN 14644-4 2001)

G

Gaines : les gaines sont des SBS préformés, préassemblés sur deux côtés. On y insère le DMR ou la composition (plateau) de DMR. La fermeture est réalisée par thermoscellage des deux côtés ouverts.

Gaz non-condensable : air et/ou autre gaz qui ne se liquéfiera pas dans les conditions d’un procédé de vapeur saturée (NF EN ISO 17665-1).

Gestion des risques : (ou management du risque), discipline qui s’attache à identifier, évaluer et prioriser les risques relatifs aux activités d’une organisation, quelles que soient la nature ou l’origine de ces risques, pour les traiter méthodiquement de manière coordonnée et économique, de manière à réduire et contrôler la probabilité des événements redoutés et réduire l’impact éventuel de ces événements.

Groupement de Coopération Sanitaire (GCS) : organisation de droit privé ou public qui permet la mise en commun de moyens de toute nature, humains, mobiliers, immobiliers, financiers, matériels ou immatériels entre des institutions privées, publiques et des professionnels de santé. Les syndicats interhospitaliers, dont il est question dans les BPPH, ont été remplacés par les GCS.  

Groupement Hospitalier de Territoire (GHT) : dispositif obligatoire depuis  juillet 2016 entre établissements publics de santé d’un même territoire, et par lequel ils s’engagent à se coordonner autour d’une stratégie de prise en charge commune et graduée du patient, formalisée dans un projet médical partagé. Le principe est d’inciter les établissements de santé à mutualiser leurs équipes médicales et à répartir les activités de façon à ce que chaque structure trouve son positionnement dans la région.

H

I

Identifiant unique des dispositifs : une série de chiffres ou de lettres créée selon des normes internationalement acceptées d’identification et de codification de dispositifs et qui permet l’identification formelle de dispositifs donnés sur le marché.

Inactivation des prions : elle se définit par un traitement conduisant à une réduction de l’infectiosité sur le DMR traité et dans les liquides ayant servi à son traitement. L’inactivation est considérée comme « totale » lorsque l’infectiosité n’est plus détectable suivant les analyses réalisées en respectant les critères méthodologiques retenus dans le protocole standard prion (PSP) en vigueur. 

information documentée : information devant être maitrisée et tenue à jour par un organisme ainsi que le support sur lequel elle figure – NF EN ISO 9001-2015. Les informations documentées peuvent se présenter sous n’importe quel format, sur tous supports et peuvent provenir de toute source.

Instrument chirurgical réutilisable : un instrument destiné à accomplir, sans être raccordé à un dispositif médical actif, un acte chirurgical tel que couper, forer, scier, gratter, racler, serrer, rétracter ou attacher, et destiné par le fabricant à être réutilisé après avoir été soumis aux procédures appropriées telles que nettoyage, désinfection et stérilisation. 

J K L

Lavage : élimination de la contamination sur les surfaces devant être nettoyées au moyen d’un milieu aqueux, contenant ou non, des produits chimiques selon les besoins (NF EN ISO 15883-1/A1 – 2014).

Laveur-désinfecteur : machine destinée à nettoyer et désinfecter les dispositifs médicaux et tous les autres articles utilisés dans les milieux médical, dentaire, pharmaceutique et vétérinaire (NF EN ISO 15883-1 – 2014)

M

Manuel qualité : NF EN ISO 9001 – 2015, spécification relative au système de management de la qualité d’un organisme. Le degré de détail et la forme d’un manuel qualité peuvent varier pour s’adapter à la taille et à la complexité d’un organisme particulier. BPPH : Document énonçant la politique qualité et décrivant le système qualité d’un organisme.

Marquage CE : 

Matériovigilance : La matériovigilance s’exerce sur les dispositifs médicaux après leur mise sur le marché, qu’ils soient marqués CE ou non, en dehors de ceux faisant l’objet d’investigations cliniques. La matériovigilance a pour objectif d’éviter que ne se (re)produisent des incidents et risques d’incidents graves (définis à l’article  L.5212-2 ) mettant en cause des dispositifs médicaux, en prenant les mesures préventives et /ou correctives appropriées (ANSM).

N

Nettoyage : élimination de la contamination d’un article jusqu’au niveau requis pour son traitement ultérieur et pour l’utilisation à laquelle il est destiné (NF EN ISO 15883-1/A1 – 2014).

Niveau d’assurance stérilité (NAS) : probabilité de présence d’un seul microorganisme viable sur une article après la stérilisation (ISO/TS 11139 – 2006). Dans le domaine hospitalier le NAS est de10-6 .

Non-conformités : non-satisfaction d’une exigence (ISO 9001-2015) – ou non-satisfaction à une exigence spécifiée (BPPH). Les BPPH donnent la définition qui suit pour « exigences spécifiées » : expression des besoins ou leur traduction en un ensemble d’exigences exprimées en termes quantitatifs ou qualitatifs pour les caractéristiques d’une entité afin de permettre sa réalisation et son examen. Elles comprennent les exigences législatives et réglementaires, les exigences du client, les exigences internes à l’établissement de santé. Une exigence spécifiée est une exigence exprimée, généralement par écrit, en termes quantitatifs ou qualitatifs, dont les critères de conformité sont définis, mesurables ou vérifiables.

Non-tissé : feuille constituée de fibres textiles et/ou non textiles liées (NF EN 868-2).

O

P

Pharmacie à usage intérieur (PUI) : elle est intégrée dans un établissement de santé. Placée sous la responsabilité d’un pharmacien gérant, elle assure la gestion, l’approvisionnement, la préparation, le contrôle, la détention et la dispensation des médicaments et des dispositifs médicaux stériles.

Présentation aseptique : transfert d’un article stérile de son SBS vers le champs stérile en utilisant des procédures minimisant le risque d’une contamination microbienne. (NF EN ISO 11607-1:2018).

Prétraitement : ensemble des opérations précédant le nettoyage.

Prion : Le prion est une protéine infectieuse. Un mécanisme de transconformation (modification de la protéine normale) entraine son accumulation dans le système nerveux central , créant des lésions irréversibles et conduisant à la démence puis à la mort. Les maladies à prions encore appelées encéphalopathies spongiformes transmissibles (EST) ou encéphalopathies subaiguës spongiformes transmissibles (ESST) sont des maladies rares. La plus connue chez l’homme est la maladie de Creutzfeldt-Jakob (MJC) et chez l’animal, l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) ou maladie de la vache folle à l’origine d’un nouveau variant de la maladie. Le prion se caractérise par une très grande résistance aux agents et procédés de désinfection et/ou stérilisation. Cette particularité a justifié, en France, la mise en place de mesures particulières de prévention du risque de transmission depuis 1995.

Procédé d’emballage : formage et scellage de sachets et gaines, scellage de plateau et couvercles (Blister), pliage des feuilles (NF EN ISO 11 607-1).

Procédé de stérilisation : série d’actions ou d’opérations nécessaires pour satisfaire aux exigences spécifiées concernant la stérilité (ISO/TS 11139 – 2006). Cette série d’action comprend le prétraitement du produit si nécessaire, une exposition selon des conditions définies à l’agent stérilisant, ainsi que tout post-traitement nécessaire.

Procédures : NF EN ISO 9001 – 2015, manière spécifiée de réaliser une activité ou un processus. BPPH, manière spécifiée d’accomplir une activité spécifiée. Dans de nombreux cas, les procédures sont exprimées par des documents (par exemple, procédures d’un système qualité). Lorsqu’une procédure est exprimée par un document, il est préférable d’utiliser le terme « procédure écrite ». Une procédure écrite comporte généralement l’objet et le domaine d’application d’une activité : ce qui doit être fait et qui doit le faire, quand, où et comment cela doit être fait, quels matériels, équipements et documents doivent être utilisés, comment cela doit être maîtrisé et enregistré. La procédure peut être complétée par des instructions de travail détaillant l’action à accomplir.

Processus : (NF EN ISO 9001 – 2015) ensemble d’activités corrélées ou en interaction qui utilise des éléments d’entrée pour produire un résultat escompté.
Les éléments d’entrée d’un processus sont généralement les éléments de sortie d’autres processus et les éléments de sortie d’un processus sont généralement les éléments d’entrée d’autres processus. Deux processus, ou plus, corrélés et en interaction en série peuvent également être qualifiés de processus. Les processus d’un organisme sont généralement planifiés et mis en œuvre dans des conditions maîtrisées afin d’apporter une valeur ajoutée.

Q

Qualité : (NF EN ISO 9001 – 2015 ) aptitude d’un ensemble de caractéristiques intrinsèques d’un objet à satisfaire des exigences. BPPH : ensemble des caractéristiques d’une entité qui lui confère l’aptitude à satisfaire des besoins exprimés et implicites.Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (O.M.S.), la qualité en matière de santé consiste à délivrer à chaque patient l’assortiment d’actes diagnostiques et thérapeutiques qui lui assurera le meilleur résultat en terme de santé, conformément à l’état actuel de la science médicale, au meilleur coût, pour un même résultat, au moindre risque iatrogène et pour sa plus grande satisfaction en terme de procédures, de résultats et de contacts humains à l’intérieur du système de soins.

R

Réception :

Recomposition : la recomposition consiste à réunir et présenter de façon organisée, selon une liste définie et validée par l’utilisateur, un ensemble de DMR propres et fonctionnels dans un contenant déterminé. Elle recouvre plusieurs opérations encadrées par des procédures : vérification de la propreté, la siccité et la fonctionnalité de chaque DMR. 

Responsable qualité : (RQ ou Responsable Assurance Qualité – RAQ). Personne chargée de s’assurer de la mise en place et du bon fonctionnement du système qualité (BPPH)

Risque : effet de l’incertitude (NF EN ISO 9001 – 2015). Un effet est un écart, positif ou négatif, par rapport à une attente (le terme « risque » est parfois utilisé lorsqu’il n’existe qu’une possibilité de conséquences négatives. L’incertitude est l’état, même partiel, de manque d’information qui entrave la compréhension ou la connaissance d’un évènement, de ses conséquences ou de sa vraisemblance. Un risque est souvent caractérisé par référence à des évènements potentiels et à des conséquences également potentielles, ou par référence à une combinaison des deux. Un risque est souvent exprimé en termes de combinaison des conséquences d’un évènement (y compris des changements de circonstances) et de la vraisemblance de son occurrence.

Risque prion : 

S

Sachets : les sachets sont des SBS préformés, préassemblés sur trois côtés. Les dimensions sont choisies en fonction de celle du DMR à conditionner. La fermeture est réalisée par thermoscellage du côté ouvert.

Stérilisation : procédé validé utilisé pour obtenir un produit exempt de microorganismes viables (ISO/TS 11139 – 2006). Dans un procédé de stérilisation, la nature de l’inactivation microbienne est décrite par une fonction exponentielle. Par conséquent, la présence d’un microorganisme viable sur une unité individuelle peut être exprimée en terme de probabilité. Cette probabilité peut être réduite à un nombre très faible, mais elle ne peut jamais être nulle.

Souillure d’essai : formulation utilisée pour soumettre à essai l’efficacité de nettoyage dasn les laveurs-désinfecteurs (NF EN ISO 15883-1-2009)

Sous-traitance de la stérilisation : consiste pour un établissement de santé ou un Groupement de Coopération Sanitaire (GCS) à confier provisoirement ou de manière permanente une ou plusieurs opérations du processus de stérilisation à une autre structure.

Stockage des DMR Stériles : les DMR stériles sont stockés au sein de l’unité de stérilisation et/ou dans les unités de soins ou de chirurgie. Les conditions de stockage sont maitrisées pour préserver l’intégrité du conditionnement des DMR et leur stérilité pendant toute la période de stockage.

Système de Barrière Stérile (SBS) : emballage minimal qui empêche la pénétration des micro-organismes et permet la présentation aseptique du produit au point d’utilisation (ISO/TS 11139 :2006).

Système de barrière stérile préformé : système de barrière stérile qui est fourni partiellement assemblé pour remplissage et fermeture finale ou scellage (exemples : sachets, sacs et conteneurs ouverts réutilisables) (ISO/TS 11139 : 2006).

Système d’emballage : combinaison du système de barrière stérile et de l’emballage de protection (ISO/TS 11139 : 2006).

Système de Management de la Qualité (SMQ) : management relatif à la qualité  (NF EN ISO 9001 – 2015). Le management de la qualité peut inclure l’établissement de politiques qualité et d’objectifs qualité et de processus permettant d’atteindre ces objectifs qualité par la planification de la qualité, l’assurance de la qualité, la maîtrise de la qualité et l’amélioration de la qualité

Système de transport :

T

Thermosoudeuses : elles sont utilisées pour la fermeture par thermoscellage des sachets et gaines. La température de scellage est déterminée par la nature des matériaux d’emballage.

Traçabilité : aptitude à retrouver l’historique, la mise en œuvre ou l’emplacement d’un objet – ISO 9000-2015 qui cite la norme ISO 1087-1, 3.1.1 modifiée. L’objet (on dit aussi entité ou article) est « tout ce qui peut être perçu ou conçu ». Les objets peuvent être matériels (par exemple produit), immatériels (par exemple service ou processus). D’autres définitions sont données : aptitude à retrouver l’historique, la localisation ou l’utilisation d’un produit au moyen d’une identification enregistrée – norme NF X 50-120. Aptitude à retrouver l’historique, l’utilisation ou la localisation d’une entité au moyen d’identifications enregistrées – norme ISO 8402.

Traçabilité individuelle : 

Tri :

U

Unité de stérilisation : Parallélépipède rectangle de 300 mm (hauteur) x 600 mm (longeur) X 300 mm (largeur) (NF EN 285 – 2006), correspond à 54 litres et 0,054 m3.

V

Vapeur saturée : vapeur d’eau dans un état d’équilibre entre condensation et évaporation (NF EN ISO 17665-1 – 2006).

W

X

Y

Z

Zone de conditionnement : Elle est également appelée « zone propre ». Elle est séparée de la zone lavage par un mur technique de laveurs-désinfecteurs et un sas double-porte pour le transfert des DMR lavés manuellement e/o le retour des embases des laveurs. On y procède au contrôle des DMR après nettoyage ainsi qu’ à la recomposition des paniers opératoires avant conditonnement. Le chargement des stérilisateurs peut être exécuté dans cette zone.

Zone de déchargement des stérilisateurs : Les charges stérilisées sont contrôlées et font l’objet d’une libération avant distribution. Une classe d’empoussièrement ISO 8 est recommandée pour préserver les articles d’une recontamination lors du refroidissement.

Zone de lavage : Le terme lavage est le plus fréquemment utilisé pour qualifier une zone qui abrite des activités diverses telles que, réception des armoires de transport et des bacs, lavage des chariots et des des équipements de transport, tri des instruments, nettoyage manuel et chargement des laveurs-désinfecteurs. La zone de lavage est physiquement séparée de la zone conditionnement par un mur technique de laveurs-désinfecteurs double-porte.

Zone de stockage : la zone de stockage au sein de l’unité de stérilisation abrite les DMR stériles en attente de distribution vers les services.